Avez-vous déjà vu

septembre 5, 2009

un congrès de la Protection civile ? C’était ce week-end à Dinan, dans les Côtes d’Armor en Bretagne.

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Pour information, la Protection civile, c’est cette association chargée d’apporter les premiers soins dans les évènements festifs type concerts ou chants de marins.

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Quand la Protection civile se rassemble en congrès, une ribambelle de représentants se déplacent pour faire commerce de l’accessoire indispensable à tout secouriste qui se respecte : un bout de corps humain en plastique.

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j’ai envie de vous faire partager une mienne expérience. C’était il y a un an à peu près, quand, résidant à Los Angeles, je faisais ma ballade hebdomadaire sur Hollywood boulevard. Plus pour les boutiques de souvenirs que pour le lieu en lui-même : les étoiles qui pavent le boulevard sont noires de crasse et on n’y trouve guère plus qu’épiciers mexicains, vieux cinémas reconvertis en temples évangéliques et sex-shops à n’en plus compter. Viennent compléter le tableau une tripotée de centres scientologues. Ils ont essaimé ces dernières années, remplaçant les bâtiments en friches par des bureaux d’administration tout proprets.

 

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de groupies folles furieuses, j’ai finalement décidé de relancer mon blog. Allez c’est reparti.

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pour moi. Ma mère a l’habitude de comparer les Tourangeaux aux hobbits de J.R.R. Tolkien, une façon déguisée de les traiter de bouseux, casaniers par dessus le marché. Je n’irai pas jusque là.

Mais il faut reconnaître qu’à part l’ouverture du nouvel Ikea, les jeunes cheerleaders du Tours FC et quoiqu’on s’y amuse beaucoup, les distraction se font rares et mon besoin quasi-obsessionnel de mondanités réclame d’autres tropiques.

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Je suis à Tours !

juillet 15, 2008

Je suis un grand fan des réceptions données à la mairie. Pour la bouffe bien entendu. Mais pas que. Voilà, chacune de ces réceptions commencent par une vivifiante allocution d’Alain Juppé ou d’un comparse. Un moment tout simplement in-con-tour-na-ble car comme le veut le rituel, ce n’est qu’après qu’est installé le buffet.

Et puis, lors de ces réceptions, on y fait des rencontres tout à fait inattendues.

L’autre jour, c’était à l’occasion de l’Escale du livre. Je me voyais déjà converser avec quelques écrivains underground ou quelques figures de la Nouvelle bande dessinée autour d’un verre de bordelais grand cru. Mais en fait non. En lieu et place de ces personnalités littéraires, d’élégants Bordelais, des habitués, comme moi. Entendu en saisissant une huître : « C’est quoi ça d’abord, l’Escale du livre ? ».

Une autre fois, je me rend à une de ces très aimables réceptions trimestrielles organisées par la mairie à l’attention des nouveaux Bordelais. Il y avait bien quelques familles, quelques authentiques nouveaux arrivés. Mais il y avait surtout des Bordelais, des habitués, toujours très élégants, qui conversaient autour du buffet.

Bref, ces rendez-vous sont toujours des moments un peu fous où, quelque soit les circonstances, on se retrouve toujours entre nous.

Le seul problème, c’est que le buffet ne tient jamais très longtemps.

A Bordeaux comme ailleurs, le pitch est toujours le même.

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Les deux se pointent dans une université, s’invitent dans une conférence, bondée au possible. Ambroise descend l’amphitéâtre, se dresse sur le bureau, pendant qu’un cameraman filme la performance. D’une voix claire, autoritaire, sans aucune hésitation : « Il n’y a qu’une seule obligation. Être honnête. Vous n’avez aucune autre obligation… ». La tirade, extraite d’une pièce d’Harold Pinter, dure à peine plus d’une minute. Ambroise la conclut en buvant d’un trait un verre de champagne. Les deux filent aussitôt, indifférents aux réactions, diverses, de l’assemblée. Ils signent leur action avec quelques prospectus promotionnels, lancés nonchalamment. Dessus, aucun nom, aucun numéro, aucune adresse. Juste cette inscription : « UN POUR LA ROUTE ».

Cours pour les étudiants en pharmacie, université Victor Segalen, mardi 18 mars

Les étudiants viennent d’assister à une sorte d’happening incompréhensible, la promotion absurde d’un spectacle qui n’existe pas. Le personnage d’Ambroise est un tortionnaire, Nic « l’homme qui dirige ce pays ». « Forcément, quand je lance ça, ça accroche l’oreille. J’aurais pu jouer ce personnage froidement. J’ai choisi de le jouer snob, élégant, cynique. » Ceux qui voudront comprendre devront effectuer une recherche sur internet. Ils découvriront qu’Ambroise effectue un tour de France des universités françaises, que toutes les vidéos prises sont en ligne.

Les épisodes ne sont jamais vraiment les mêmes. Représentation après représentation, Ambroise laisse des indices, insiste sur certaines phrases de sa tirade, mime des personnages connus, façonne une sorte de puzzle dont les pièces manquantes sont éparpillées sur internet. A force de recoupement, on devine le sens profond de ces absurdes représentations.

D’un coté, l’allocution pompeuse de Nic, archétype du discours politique creux, peu soucieux du réel. De l’autre, le rire de ces étudiants, qui s’amusent d’un discours qu’ils ne comprennent pas et ne peuvent pas comprendre. Pendant quelques minutes, une allégorie de cette société spectaculaire : des marionnettes qui se passionnent pour des idéologies creuses. Dans la pièce d’Harold Pinter, (One for the road, 1984), Nic, avant d’abattre l’un de ses sujets, lance à loisir « un pour la route ! » . Expression vide de sens, qui relativise la gravité de l’acte en le réduisant à son aspect particulier. Ambroise ne fait que reprendre le concept : une fac pour la route, un discours pour la route, un mensonge pour la route. Ni vu ni connu. Et l’ensemble de cette mécanique versatile est révélé sur internet, à travers l’accumulation de séquences particulières.

Quand Ambroise aura exploité le concept dans sa totalité, il diffusera le dernier épisode d’Une fac pour la route. Celui-ci, qui justifiera tous les autres, réserve une chute inédite qui dévoile toute la signification du projet d’Ambroise. Tout est calculé, l’épisode est déjà filmé.

 

Ligne numéro 22

mars 22, 2008

C’est la petite histoire simple d’un quartier qui se mobilise contre la suppression d’une ligne de bus. 

“C’est un peu comme un jeu d’échec opposants les habitants de Nansouty à la société Véolia. Nous, on veut jouer le cavalier, déplacer le bus en L, du Leader Price aux Capucins. Véolia joue avec le fou en transformant le trajet du bus 22 en une diagonale qui irait de la porte de Bègles aux Capu. Le fou est plus rapide. Mais le cavalier, lui, déplace plus de personnes.” Ca fait une semaine que Guillaume, le barman du Bistroquet, n’en peux plus d’arrêter les passants, de stopper les autobus, lançant des discours enflammés aux usagers, les encourageant à signer la pétition. L’action est suivie par de nombreux commerçants, des environs du Leader price aux Capucins. Tout en haut de la pyramide, une grand-mère chapote l’opération depuis son appartement. D’ici mercredi, elle fera converger toutes les pétitions qu’elle transmettra aux autorités de la Cub. 

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 “Sans la ligne 22, il n’y aura plus que les cortèges du cimetière israélite pour venir dans mon bar”.

A l’origine, l’ouverture de ce blog devait être un évènement.
Imaginez ! Moi, futur grand écrivain, j’allais enfin publier mes humeurs sur internet !
Finalement, rien de tel. Et ce qui devait être une plongée dans l’univers envoûtant de la décomposition des choses, un vibrant hommage à l’oeuvre de David Lynch, se retrouve être un blog lambda. Que voulez-vous, je suis comme tout le monde : j’ai pas le temps de faire les choses correctement.
Google et Facebook se rassurent, leurs positions ne sont pas menacées. Pour l’instant.
Bref. Ci-joint un blog sur lequel je publie sporadiquement d’inégales images piochées dans mon invraissemblable quotidien.
Je vous invite à me donner votre opinion. Ou pas. Je reconnais que je m’en moque un peu.
L’objectif premier de ce blog étant de pouvoir faire figurer une adresse internet sur mon curriculum.
Mon rêve !