des militants pacifistes américains avaient dispersé ce 4 juillet dernier une tripotée de croix sur la plage de Santa Monica à Los Angeles. 4113 pour être plus précis, le nombre de soldats américains tombés en Irak.

Le 4 juillet, c’est la fête nationale, le jour idéal pour aller à la plage. Elle était noire de monde. Surtout des latino-américains. La plage de Santa Monica est surplombée par un Pier, une passerelle en bois sur laquelle s’agite une fête foraine permanente. Grande roue, auto-tamponneuses, barbe à papa, hot-dogs, c’est tous les jours la fête à Los Angeles.

Les gens avaient ramené d’énormes glacières remplies d’énormes sandwichs à la mayo. Une dame d’environ 50 ans s’est approchée d’une croix, s’est agenouillée et s’est mise à pleurnicher. A part ça, l’ambiance était bonne et rien n’aurait laissé imaginer que les Etats-Unis étaient engagés dans une guerre éloignée de plusieurs milliers de kilomètres.

Les Américains vivent avec. Une file s’était organisée pour utiliser les douches. Les gens attendaient à coté de cerceuils installés pour l’occasion. Sans même chercher à les commenter. A ce que j’ai compris, pour la plupart des latinos qui vivent à Los Angeles, cette guerre n’est pas vraiment la leur. Et là comme ça, moi-même, je ne me sentais pas trop concerné. A vrai dire, malgré toutes ces croix plantées dans le sable, ça n’avait pas l’air d’être la guerre de grand monde.

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