des militants pacifistes américains avaient dispersé ce 4 juillet dernier une tripotée de croix sur la plage de Santa Monica à Los Angeles. 4113 pour être plus précis, le nombre de soldats américains tombés en Irak.

Le 4 juillet, c’est la fête nationale, le jour idéal pour aller à la plage. Elle était noire de monde. Surtout des latino-américains. La plage de Santa Monica est surplombée par un Pier, une passerelle en bois sur laquelle s’agite une fête foraine permanente. Grande roue, auto-tamponneuses, barbe à papa, hot-dogs, c’est tous les jours la fête à Los Angeles.

Les gens avaient ramené d’énormes glacières remplies d’énormes sandwichs à la mayo. Une dame d’environ 50 ans s’est approchée d’une croix, s’est agenouillée et s’est mise à pleurnicher. A part ça, l’ambiance était bonne et rien n’aurait laissé imaginer que les Etats-Unis étaient engagés dans une guerre éloignée de plusieurs milliers de kilomètres.

Les Américains vivent avec. Une file s’était organisée pour utiliser les douches. Les gens attendaient à coté de cerceuils installés pour l’occasion. Sans même chercher à les commenter. A ce que j’ai compris, pour la plupart des latinos qui vivent à Los Angeles, cette guerre n’est pas vraiment la leur. Et là comme ça, moi-même, je ne me sentais pas trop concerné. A vrai dire, malgré toutes ces croix plantées dans le sable, ça n’avait pas l’air d’être la guerre de grand monde.

Comme Barack Obama

novembre 25, 2008

Stefano est né à Honolulu sur l’île d’Hawaï. Mais la comparaison s’arrête là parce que si leurs mères sont toutes deux américaines, le père de Stefano n’est pas kenyan, il est napolitain. Et puis Stefano ne fait pas dans la politique, il est dealer de drogue à Beverly Hills.

drug-dealer

Depuis qu’il a eu des soucis avec une bande de Mexicains, Stefano ne vend plus d’héroïne. Mais il fournit à peu près tout le reste, l’herbe constituant le plus gros de son commerce. En Californie, la vente de cannabis est légale en tant que traitement pharmaceutique Alors il s’est fourni de faux documents et se fait passer pour un grand malade, achetant au besoin quelques pochons dans la première pharmacie venue. Puis il revend ça vite fait à la jeunesse dorée de Los Angeles – grasse et boutonneuse, rien à voire avec les séries télé américaines.

Stefano fait partie de cette sorte de dealer qui vend toutes sortes de produits euphorisants et potentiellement destructeurs mais qui jamais n’en consommeraient eux-mêmes. En fait, Stefano a deux passions qui découlent l’une de l’autre : son corps et la diététique. Il faut l’entendre, au dîner, disserter sur la valeur protéique d’un filet de bœuf et de sa teneur en sel. Son alimentation est donc l’objet d’une extrême attention, il entretien son corps avec des exercices physiques quotidiens et ne s’autorise aucun écart. Son seul péché : la cocaïne. Et encore, c’est occasionnel.

La troisième passion de Stefano, c’est l’argent. Il achète et vend des parts de sociétés cotées et quoique son commerce l’oblige à parcourir inlassablement les quartiers chics de Los Angeles il garde toujours un œil sur l’évolution des cours mondiaux. Son moral va toujours de pair avec les bénéfices qu’il empoche. Finalement, c’est un garçon assez facile à cerner : il précise toujours sur son statut facebook s’il vient de réaliser une belle transaction. Son domaine d’investissement, c’est l’économie verte. Il y croit vachement. Dans un avenir idéal, Stefano se voit empereur de champs d’éoliennes et de panneaux solaires couvrant à perte de vue les immenses plaines des Etats-Unis. Un jour que je doutais que de la volonté des Américains à accepter d’abandonner leurs grands espaces pour les couvrir avec tout ce bazar, il m’a répondu que « If they don’t want it, I’ll make them do it anyway ». L’insolence de la jeunesse ? Stefano n’a que 22 ans.

Sur son téléphone, il conserve une photo de son relevé bancaire. Il montre aux filles qui lui plaisent qu’il dispose de 21 556,34 dollars. Quand Stefano aura atteint les 500 000, il pense partir s’installer en Espagne. A Cadiz vraisemblablement.

de groupies folles furieuses, j’ai finalement décidé de relancer mon blog. Allez c’est reparti.

Hum… Bon, c’est vrai que là, le temps a passé et on s’est un peu perdu dans la narration. Depuis avoir quitté Tours (previously dans « Je ne suis pas bordelais »), j’ai accumulé des photos par milliers. Elles sont toutes allées se perdre un peu partout dans d’innombrables dossiers, sous dossiers et sous-sous dossiers qui eux-mêmes se dispersent entre un disque dur interne, externe et une clé USB. Bref, je m’y retrouve pas trop.

decharge

En plus, j’ai décidé de repenser intégralement le concept de mon blog. De récentes études ont démontré que l’internaute était incapable de garder sa concentration sur un écran fixe plus de 30 secondes – le temps moyen d’une publicité télévisée. Passé ce délai, il clique invariablement sur la première animation colorée qui se présente à ses yeux. Je dois être plus court, je vois bien que vous vous ennuyez.

L’un dans l’autre, je n’ai pas 36 000 solutions : il faut écouler les stocks et le faire rapidement. Devront être sacrifiées toutes cohérences chronologiques et géographiques. Quitte à abandonner la géniale trame narrative qui rythmait avec brio ce prenant feuilleton.

pour moi. Ma mère a l’habitude de comparer les Tourangeaux aux hobbits de J.R.R. Tolkien, une façon déguisée de les traiter de bouseux, casaniers par dessus le marché. Je n’irai pas jusque là.

Mais il faut reconnaître qu’à part l’ouverture du nouvel Ikea, les jeunes cheerleaders du Tours FC et quoiqu’on s’y amuse beaucoup, les distraction se font rares et mon besoin quasi-obsessionnel de mondanités réclame d’autres tropiques.

Ou un truc comme ça.

Bref, “ma journée est faite”… je m’casse.

au Stade de la vallée du Cher, il y a deux mois (il est de ces évènements qui nécessitent un certain recul pour pouvoir pleinement en concevoir l’importance). Ce que j’appelle la Ligue 3, en fait, c’est le « championnat national », c’est à dire le groupe des équipes qui sont trop mauvaises pour être en Ligue 2 (alors la Ligue 1, ah!, je vous dis même pas). Les puristes m’en voudront peut-être d’utiliser ce raccourci mais je m’en moque et on ne me fera pas taire.

Bref. On y jouait Tours FC (2e du classement) contre Vannes (1er). Un beau match, vraiment. Les deux clubs donnèrent le meilleurs d’eux-mêmes et offrirent un spectacle plus qu’honorable malgré un score consensuel (2 – 2). Comme c’était la 38e et dernière journée, les jeux étaient faits, le classement ne changerait pas : les deux équipes, en tête, monteraient de toute façon en Ligue 2.

Bien avant le début du match, l’ambiance était déjà complètement dingue. Les supporters de la première heure (la Kop 37, notamment) faisaient déjà battre le tambour tandis que les nouveaux, à chaque match plus nombreux, rentraient eux massivement remplir le stade. C’est à dire qu’à Tours, après 31 années d’injustes relégations, nous allions enfin courir en deuxième division, en route pour la Ligue 1 (Dixit Jean Germain, le maire de Tours), le regard tourné vers les grands stades européens.

Les Turons se savaient attendus. Ils n’ont bien heureusement pas démérité et leur stratégie d’attaque, féline mais réaliste, a fait honneur à leur ville.

Chapeau-bas également pour les Vannais qui n’ont jamais défailli et ont su rester simple, même quand ils se sont vu remettre la fameuse Équerre cuivrée, devenant ainsi les nouveaux Maîtres-architectes de la troisième ligue en titre.

Pour mesurer l’ambiance ce soir là, gardez bien en tête que c’était il y a deux mois. Une semaine, donc, avant la dernière journée de Ligue 1 qui, potentiellement, verrait la cuisante relégation du PSG en ligue 2. Alors avec les Vannais, nous nous imaginions déjà au Parc des Princes avec des slogans spirituels et biens sentis inscrits sur des banderoles bien visibles. C’est à Lens, finalement, que nous irons. C’est bien dommage : à eux, on leur a déjà fait le coup de la banderole.

Tours FC – Vannes OC : 2/2

(38ème journée du championnat National ) ; Stade de la Vallée du Cher : 6.300 spectateurs.

Buts : Diagouraga (7′, 56′) pour Tours, Lebouc (21 sp.) et Barru (60′) pour Vannes. Avertissements : Lopez Peralta (80′) à Tours, Makuma (46′) et Haguy (76′) à Vannes.

Arbitre : M. Guillard.

Video : Vocfoot

par une marque de Viagra. Ca m’a fait un choc.

Ce dernier 14 juillet ne m’avait pas inspiré grand chose. Et pourtant, décidé (?) à ne pas gâcher ma seule et unique (?) fête nationale, je décidais d’en profiter pour entretenir my “so long dead” website. Me saisissant alors de mon ordinateur, je tape les quelques touches me séparant de mon holly blog, et là, tout juste à coté des statistiques de fréquentation :

Liens entrantsTout voir | Icône RSS RSS

  • Generic Pharmacy Shop a fait un lien vers ici où l’on peut lire “isordil dose tags: isordil dose isordil dose links …

Et c’est comme ça que mon site internet est devenu une de ces immondes pateformes de vente de viagra. Moi qui avait tout fait pour offrir dans ce blog un contenu culturel, familial et gratuit, voilà que les démons tordeurs du web s’en étaient finalement emparés.

Il est vrai que ces temps-ci, son activité s’était quelque peu ramollie. Chez Generic Pharmacy Shop , le viagra et le prozac plafonnent à 1.50$, maxi 2$, mais d’autres médicaments sont aussi disponibles : le Propecia à $ 0.75 ; le Cialis - $ 2.33 ; le Levitra - $ 2.73.

Autant dire presque rien.

Je suis à Tours !

juillet 15, 2008

Chouette, non !!?

Non ?

…hum.

Comme disait Gustave Parking*, « quand on a rien à dire, mieux vaut fermer sa gueule et passer pour un con plutôt que l’ouvrir et ne laisser aucun doute sur la question. »

Je vous laisse méditer là-dessus.

*Ou Pierre Desproges, les sources divergent.

Des cartons

avril 29, 2008

finalement je n’en avais pas tant que ça. Une douzaine, pas plus. J’ai tout laissé à Bordeaux.

Ça m’obligera à revenir.

 

Pour information : malgré les revendications des commerçants du quartier Nansouty, le parcours de la ligne 22 a bel et bien été modifié. Mais Guillaume n’en démord pas et poursuit son combat. Quant à Nic, il continue son tour de France. Je le sais car chacune de ses représentations est suivie par une recrudescence des fréquentations de mon blog. Enfin, le vélo d’Alexandre a été décroché par les services de la mairie. Je ne sais pas s’il a prévu de s’en procurer un nouveau.

Monter sur un tram

avril 26, 2008

 

 

surplombé par gavé de fils électriques, fallait oser.

Giselle la mal nommée

avril 26, 2008

Que l’histoire se passe en Pologne, en République tchèque ou en Serbie, ce n’est pas le plus important. Le plus important, c’est d’imaginer une sorte de campagne onirique : des petits bosquets, des prairies vallonnées, une « odeur d’herbe fraîchement coupée » et du soleil là, partout. Tout au milieu, il y a Giselle, une jeune bergère aux cuisses blanches. Elle dévale les près en chantant. Elle est ravie. On le serait à moins. Giselle vit quand même dans un coin pas dégueu, fait la fière avec son bâton de bergère et file le parfait amour avec Loys, un chouette paysan, beau, sympa et intelligent.

Évidemment, un scénario pareil, tiré de l’imagination prépubère de Théophile Gautier, ne pouvait que tourner en jus de boudin. Contrairement à ce que son prénom semble indiquer (Giselle vient de l’ancien germanique Gisil qui signifie flèche), Giselle n’a pas vraiment inventé le fil à couper le beurre. Alors qu’elle n’attend qu’une chose : se faire mettre la bague au doigt, le jardinier lui révèle le pot aux roses : Loys n’est rien d’autre qu’Albrecht, le jeune noble du coin. “Le temps d’une saison“, avait-il dû se dire, “ça pourrait être sympa de vivre parmi la populace.”

 

Bref, la pauvre Giselle l’a dans l’os. Plus de mariage, plus d’amour, autant dire plus rien du tout. La bergère plonge dans une interminable hystérie et s’y laisse mourir à petit feu. L’échéance arrivée, elle est aussi vite enterrée.

Cela aurait pu se terminer là. L’histoire de Giselle serait devenu une des ces anecdotes un peu vaches que des commères avinées s’échangent autour du comptoir. Mais en Europe de l’est, l’âme des vierges n’est pas destinée au repos. Leur voyage est écourté et s’achève dès le premier sous-sol, au Royaume des wilis, les fantômes démoniaques des vierges trépassées.

C’est au beau milieu de tout ce petit monde qu’atterrit Giselle, forcément un peu décontenancée. A l’écoute de son récit, Myrrtha est prise de rage. La reine des wilis, la plus aigrie de toute l’équipe, prend sur elle de venger Giselle et attend la nuit pour frapper.

Ce soir là justement, Albrecht est de sortie. Il s’est rendu sur la tombe de Giselle et – pris de remords ? – est venu pleurer le sort de sa petite bergère. Myrrtha attend qu’il se penche sur la tombe de Giselle (un vulgaire tas de cailloux) pour jaillir soudainement et entraîner Albrecht dans un bal morbide et sans fin. Les heures passent et tout autour d’Albrecht dansent encore les wilis. Lui sent ses forces s’épuiser, son dernier souffle arriver. Giselle est alors prise de pitié. Elle bouscule Myrrtha, rejoint les gesticulations d’Albrecht et parvient à faire tenir son ancien amant jusqu’à l’aube. À l’annonce des premier rayons du soleil, Giselle essuie une larme et disparaît sans mots dire rejoindre avec ses comparses le séjour maudit de l’éternel célibat. Au milieu du cimetière, Albrecht, qui n’a pas tout saisi, se remet de ses émotions. Il revient au bourg, l’allure conquérante.

Il épouse quelques temps plus tard la fille du duc d’à coté, comme cela était convenu depuis des années.